Historique Marketing Guide d'achat Technique Pratique Clubs Liens Facebook

La rubrique Technique

RESTAURER SA MUSTANG
 

Sixième étape : La protection

Les traitements : Primaire et apprêt antirouille
Evitez les produits d'entrée de gamme, l'utilisation de produits de qualité restant la meilleure garantie pour une protection durable, .
Les apprêts bi-composant à base de PU (phosphate), en combinant un primaire, un antirrouille et un apprêt, permettent en plus de réaliser des économies, de bénéficier d'une protection contre la corrosion bien supérieure à un antirouille classique, tout en simplifiant le travail de préparation de la carrosserie. Las apprêt phosphatant sont compatible avec toutes les sous-couches et peintures, et peuvent être appliqués directement sur la tôle nue.

Pour les petites retouche ou pour un travail en cours, demandez à votre revendeur de peinture de vous préparer une bombe d'apprêt à base de PU, cela vous sera utile pour protéger la tôle et éviter que la fleur de rouille ne se forme.

 
Aperçu du dessous de caisse après restauration
et mise en apprêt.
Le mastic d'étanchéité a été appliqué entre deux
couche d'apprêt.
 

L'étanchéïité :
Afin d'éviter les infiltrations, il est indispensable d'appliquer un mastic d'étanchéité sur les tôles en recouvrement.
Vous trouverez ce produit sous la dénomination mastic de coffre. Conditionné en pot, il se présente sous la forme d'une patte epaisse, à appliquer au pinceau. Deux couches seront nécessaires afin d'assurer une bonne étanchéité.
Vous le trouverez égallement en cartouche, à appliquer à l'aide d'un pistolet à cartouche, pour la réalisation de joint d'étanchéité pour les éléments amovibles ou tout autres applications.

La protection des corps creux :
Les corps creux du châssis ou des bas de caisse nécessitent un traitement particulier du fait de leur inaccessibilité. Cela consiste à pulvériser un produit cireux, qui venant recouvrir la rouille, la prive d'oxygène, ce qui a pour effet de limiter son développement. Le produit est vendu sous forme de cartouche à monter sur un pistolet, le même que pour l'application du Blackson, généralement vendu avec un tuyau et une buse, que vous viendrez insérer dans les nombreux trous prévus à cet effet au niveau du châssis et du plancher.
N'hésitez pas à bien charger lors de l'application, le produit devra refouler par les trous, puis essuyez les coulures afin de ne pas laisser le solvant contenu dans le produit agir sur l'apprêt.

La protection antigravillonnage :
L'Antigravillonant forme un revêtement destiné à protéger les pièces exposées aux projections. Vendu en bombe ou en cartouche, la méthode d'application est la même que pour le Blackson. Certains d'entres-eux peuvent être peint, contrairement au Blackson qui ne peut pas être recouvert. C'est ce dernier qui à l'origine protégeait les passages de roue arrière et le dessous des ailes avant. Le dessous de caisse quant à lui était recouvert d'une peinture antirouille noire ou de minium rouge, comme celle que l'on pouvait anciennement se procurer chez le fabriquant de peinture Julien. Libre à vous toutefois d'appliquer un antigravillonant sur le dessous de caisse.

Sixième étape : La peinture

Outre son aspect esthétique, la peinture assure un rôle protecteur en préservant votre carrosserie des attaques extérieures. Là encore, il est important d'utiliser des produits de bonne qualité, et veiller à ce que les règles d'application soient rigoureusement respectées, vous pourrez pour cela faire appel aux connaissances de votre carrossier peintre, ou récupérer les fiches techniques auprès du fabricant.

Préparation à la mise en peinture :
La préparation devra être réalisée avec soin afin d'obtenir une peinture de qualité. Inspectez soigneusement la carrosserie afin de déceler toutes imperfections : creux, bosses, rayures, etc... Si la carrosserie ne nécessite pas de débosselage mais que seules quelques imperfections subsistent, vous devrez avoir recours au mastic afin de les masquer. Utilisez du mastic de rebouchage selon l'importance des imperfections, poncez-le à sec, puis appliquez un mastic de finition, que vous poncerez cette fois-ci à l'eau, avec du papier de verre prévu pour cet usage.
Les imperfections corrigées, un ponçage à l’eau complet du véhicule s'impose avant la mise en apprêt. Préférez un apprêt clair afin que celui-ci n'interagisse pas avec la teinte de votre peinture de finition. Pour les petites surfaces ou les zones difficiles d'accès, vous pouvez utiliser des éponges abrasives en mousse que vous trouverez chez votre distributeur de peinture. Si vous faites réaliser la peinture par un professionnel, laissez-lui également le soin de préparer le véhicule.

Peinture de finition :
Préférez une application de la peinture en cabine faite par un professionnel, cela vous assurera un bien meilleur rendu et permettra à votre peinture d'avoir une meilleure résistance aux intempéries et aux chocs. Les professionnels, de part leur expérience, bénéficient du savoir faire que l'amateur souvent sous équipé ne dispose pas.
Rien ne vous interdit toutefois de réaliser vous-même votre peinture, que vous disposiez ou non d’une cabine. Un minimum de matériel est cependant requis : un compresseur d'air pneumatique avec une réserve d'air minimum de 300 litres équipé d'un moteur d’au moins 3 CV, ainsi qu’un pistolet HVLP à gravité équipé d’une buse adéquate. Concernant le choix de la peinture, la FoMoCo employait selon les teintes et millésimes les marques Dupont et RM. Vous pourrez obtenir ces peintures auprès de n’importe quel distributeur de peintures automobile.

Pour plus de détails sur les techniques de la peinture au pistolet, retrouver J-C. FRESSAY sur son excellent site : Le Peintre du Dimanche Ou comment repeindre sa voiture : Le Peintre du Dimanche Ou comment repeindre sa voiture

 
      

Dernière mise à jour le 31/07/2009